1200 ans après sa Mort, Le visage d’une Reine de la Civilisation Huari reconstitué

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En se basant seulement sur le squelette d’une Reine de la civilisation Huari morte depuis 1 200 ans dans une cité de l’actuel Pérou, un artiste est parvenu à reconstituer son visage avec une extrême précision. 

C’est en 2012 à El Castillo de Huarmey, au Pérou, qu’une équipe d’archéologues péruviens et polonais a fait une incroyable découverte, celle d’une tombe royale. Encore dans un état de conservation exceptionnelle, cette tombe contenait les restes d’une cinquantaine de personnes dont quatre reines de la civilisation Huari. Des centaines de bijoux en argent et en or massif accompagnaient ces reines.

On entend tres peu parler de la civilisation Huari et pourtant, c’est elle qui a précédé les Incas, bien plus connus du grand public. Les Huari ont prospéré entre le VIe siècle et le XIIe siècle dans la région d’Ayacucho au Pérou.

L’une de ces quatre reines, baptisée reine d’Huarmey, gisait dans une chambre privée du tombeau, couverte de bijoux en or et entourée d’outils et de tissages en or. L’analyse de son squelette par les archéologues a montré qu’elle avait passé une grande partie de sa vie assise alors que le haut de son corps avait lui bien plus servi. La reine tissait, l’une des activités les plus nobles de cette civilisation.

« Certains textiles nécessitaient en effet plusieurs décennies de tissage, augmentant leur valeur. Au vu de cette dernière et des objets qui y ont été trouvés, il suggère ainsi que la reine de Huarmey était probablement reconnue pour ses talents de tisseuse expliquait au National Geographic Milosz Giersz, l’un des archéologues ayant découvert le tombeau. »

 

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C’est ce scientifique polonais qui a contacté Oscar Nilsson dans le courant de l’année 2017, l’artiste étant connu pour ses reconstructions faciales. Ils ont alors travaillé pour reconstituer le visage de cette reine, âgée de 60 ans à sa mort selon les estimations, et voir à quoi elle ressemblait. L’artiste s’est aidé d’un modèle en 3D du crâne et de photographies d’autochtones andins de la région. Après plus de 220 heures de travail, le résultat est saisissant de précision.


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